Contrôle des armes à feu

 

Avis sur le contrôle des armes à feu

Suite au dépot du projet de loi C-71 du gouvernement canadien le 20 mars 2018 à la chambre des communes, l’AEP se voit dans l’obligation d’agir afin de proposer des ajouts supplémentaires au projet de Loi. Le registre des armes à feu bannit en 2012 n’est pas prêt de revenir malgré les resserrements proposés par le projet de Loi.

Un avis sur le contrôle des armes à feu est donc rédigé par l’AEP et l’AÉCSP au courant de l’été 2018 et la rentrée scolaire de la même année.

De cet avis découlent deux revendications:

1.     Que le gouvernement du Canada interdise la possession privée d’armes à feu conçues pour tuer des humains rapidement et efficacement, notamment les armes d’assaut (versions civiles semi-automatiques d’armes militaires) ainsi que les armes de poing à caractère militaire (ex : à gros calibre (Braga et Cook, 2018) et/ou qui acceptent des chargeurs à grande capacité (Benabdallah, 2018));

2.     Que le gouvernement renforce les mesures concernant les chargeurs afin de les limiter à cinq cartouches et d’éliminer toute échappatoire permettant de contourner l’intention du législateur (Cain, 2013), incluant l’interdiction des chargeurs pouvant être modifiés de manière à dépasser les limites légales en termes de nombre de cartouches permises (PolySeSouvient, 2014) (Beedy, 2016).

Voici les appuis reçus à ce jour:

  • Association Étudiante de l’École Nationale d’Administration Publique, l’AÉÉNAP. Appui le 25 juillet 2018.

  • Association des Étudiantes et des Étudiants de Laval Inscrits aux Études Supérieurs, L’AÉLIÉS. Appui le 29 août 2018.

  • Fédération Étudiante de l’Université de Sherbrooke, la FEUS. Appui le 1er octobre 2018.

  • Association Étudiante de l’École des Sciences de la Gestion, l’AEESG. Appui le 10 septembre 2018.

  • Association Étudiante de l’École des Technologies Supérieures, l’AEETS. Appui le 28 août 2018.

  • Confédération pour le Rayonnement Étudiant en Ingénierie au Québec, la CRÉIQ. Appui le 16 septembre 2018.

  • Fédération canadienne étudiante en génie, la FCEG. Appui par une motion le 30 septembre 2018.

  • Engineering Undergraduate Society, la EUS (McGill). Appui le 17 octobre 2018.

 Adoption de l’avis sur le contrôle des armes à feu lors du premier congrès de la CRÉIQ de 2018. Le 16 septembre 2018.

Adoption de l’avis sur le contrôle des armes à feu lors du premier congrès de la CRÉIQ de 2018. Le 16 septembre 2018.

 Adoption d’une motion sur le contrôle des armes à feu à l’Hôtel de Ville de Montréal. Le 20 août 2018.

Adoption d’une motion sur le contrôle des armes à feu à l’Hôtel de Ville de Montréal. Le 20 août 2018.

Poly Se Souvient

 Plaque à la mémoire des victimes de la fusillade de Polytechnique

Suite à la tuerie du 6 décembre 1989, les étudiants et étudiantes de Polytechnique ont lancé une vaste pétition pour obtenir un meilleur contrôle des armes. Quelques mois plus tard, la pétition a été présentée à la ministre de la Justice Kim Campbell dans le hall de l'entrée principale de l'École. Appuyés par plus de 560 000 signatures, la communauté étudiante a réclamé une série de mesures de contrôle des armes, incluant l'enregistrement de toutes les armes à feu. C'était le début d'une vaste campagne sociale, pilotée par la Coalition pour le contrôle des armes, qui a mené à l'adoption de deux projets de loi: le      C-17 en décembre 1991 et le C-68 en décembre 1995. 

L'AEP soutient PolySeSouvient, un regroupement de diplômés et d'étudiants de Polytechnique visant à contrer l'influence du lobby des armes et d'empêcher l'affaiblissement des contrôles sur les armes à feu. L'AEP croit fermement que toutes les armes à feu sont dangereuses, et qu'un encadrement de l'accès, de la possession et du type d'armes disponibles est nécessaire pour minimiser les décès et blessures par balles.


 Soutien de l'AEP lors du témoignage d'Heidi Rathjen, porte-parole de PolySeSouvient, au Comité permanent de la sécurité publique et nationale, à Ottawa, le 19 juin 2018.

Soutien de l'AEP lors du témoignage d'Heidi Rathjen, porte-parole de PolySeSouvient, au Comité permanent de la sécurité publique et nationale, à Ottawa, le 19 juin 2018.

 
Il nous a dit qu’il était là parce que nous étions des féministes. Je lui ai dit que nous n’étions pas des féministes, que nous ne faisions qu’étudier dans une école de génie. Je lui ai dit qu’il pourrait se joindre à nous pour étudier, puis il s’est mis à tirer
— Nathalie Provost, survivante de la fusillade de Polytechnique