Ingénieurs pour l'environnement

 
Capture24.PNG

Pourquoi s’en faire pour l’environnement?

La crise climatique est à notre porte, plusieurs changements doivent être faits pour éviter les conséquences désastreuses que cette problématique engendrera. Pour ceux qui ne sont pas familier avec le problème, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a émis un rapport qui décrit les actions que nous devons poser pour maintenir le réchauffement climatique sous 1.5C et les conséquences si nous ne posons pas les actions nécessaires[1][2][3]. Le Secrétaire Général de l’ONU mentionnait aussi que nous avons jusqu’à 2020 pour changer nos manières de vivre afin de limiter les impacts des changements climatiques[4]. La crise n’est plus à prendre à la légère et les actions de conscientisations et individuelles ne sont plus suffisantes. Par cette grève mondiale, nous montrons aux politiciens et aux acteurs de changements le sérieux et l’ampleur de la situation.

Les ingénieurs pour l’environnement. C’est nous ça. Nous avons un rôle de premier plan dans la gestion de la crise climatique que nous faisons face. Nous allons être en charge des grands projets de construction et de développement. Pour certains, cette responsabilité commencera dès cet été où vous serez des acteurs de changements. Le 15 mars, nous avons l’occasion de montrer au reste du Québec que les futurs ingénieurs du Québec sont plus que leurs prédécesseurs. Nous avons l’environnement au cœur de nos préoccupations et c’est le moment de le montrer. Les petites actions individuelles, bien que nécessaire, ne sont plus suffisantes face au défi que représente les changements climatiques. Nous avons besoin d’un réel leadership politique afin de faire des changements durables. Le défi est de taille, nous devons changer radicalement nos pratiques et nous ne devons plus accepter d’être soumis à des pratiques d’entreprises qui ne sont pas respectueuses de l’environnement. Pour reprendre les propos de Jeffrey D. Sachs, directeur du Earth Institute « Le cahier des charges est le suivant : pour limiter le réchauffement à 1,5°C, le système énergétique mondial doit être décarbonisé d’ici le milieu du siècle. Ceci exigera une importante mobilisation de sources d’énergie zéro carbone de type éolien, solaire et hydroélectrique, ce qui implique un système énergétique capable de gérer l’intermittence de sources dépendantes des moments auxquels rayonne le soleil, de la force des vents, et de la vitesse d’écoulement des fleuves. »[5].

Si on pense que s’adapter aux changements climatiques coûtent chers et est une entrave au développement économique, les coûts associer à ces changements vont être dans les trilliards de dollars[6][7][8]. Si on pense que le Québec est vert parce que nous utilisons de l’hydroélectricité, beaucoup d’autres actions sont nécessaires afin de le devenir réellement. Si on pense que nous ne serons pas touchés, rien n’est plus faux. Les changements climatiques apporteront des événements météorologiques encore plus dévastateurs et extrêmes. La bonne nouvelle est que tout cela peut être minimisé si nous limitons notre augmentation de température à 1.5C. C’est possible, il ne suffit qu’un peu de volonté et de leadership. Toutefois, presque aucun pays n’est en ligne avec leur promesse de la COP21. Le 15 mars, c’est le moment de montrer au monde entier que la nouvelle génération veut commencer à s’attaquer aux enjeux environnementaux dès maintenant. Nous ne voulons pas être sur le bord de l’extinction ni que les problèmes deviennent insurmontables avant de commencer à chercher pour des solutions. Nous, les ingénieurs, par notre savoir technique et nos innovations, sommes au cœur de la solution. Montrons au Québec qu’on veut afin que l’environnement soit pris au sérieux. Montrons que changer le monde, ça s’apprends et ça commence ici et maintenant.

L’origine du mouvement

Mais au fait, pourquoi le 15 mars? Toute cette histoire commença avec une jeune suédoise, Greta Thunberg, qui voulait, comme nous, faire un changement[9]. Son action; aller, tous les vendredis devant le parlement suédois pour parler avec les élus des changements climatiques. En peu de temps, sa voix pris de l’ampleur et des jeunes de tous les coins du monde emboita le pas.[10] Le mouvement « Friday for the Futur » commença[11]. De jeunes gens ont pris actions en allant manifester les vendredis pour leur futur[11]. Elle a appelé tous les jeunes du monde à protester contre les mesures inefficaces des gouvernements pour contrer la crise climatique ce vendredi 15 mars. Pour reprendre des propos que tous ces jeunes activistes ont dit, la génération précédente n’a pas réussi à s’occuper de cette crise. Si elle va que peu les impacter, nous allons la vivre de plein fouet. Il est de notre devoir de s’en occuper, car après de maintes reprises, il nous a été prouvé que personne d’autre allait le faire. Si le développement économique semble être la principale source de motivation aujourd’hui, tout ce développement sera aussi la raison pour laquelle nous ne pourrons pas en bénéficier. En tant que futurs leaders, il est de notre devoir et de notre responsabilité de prendre action, de montrer que nous sommes d’accord avec leur point et que notre appui ne commencera pas lorsque nous serons à des places de pouvoir, car il sera déjà bien trop tard et nous aurons manqué notre bateau. En attendant, nous ne faisons que diminuer nos chances de réussite.

Et au Québec?

C’est dans ce contexte que pleins d’initiatives québécoises sont émergées. On peut penser au Pacte, La Planète s’invite au Parlement, La Planète s’invite à l’École, La Planète s’invite à l’Université et aujourd’hui, La Planète s’invite à Poly. Ce que nous demandons est simple : S’occuper de l’environnement. Nous nous occupons de l’économie lorsqu’elle est en crise. Nous sommes habitués de nous occuper de crise. Il est temps que prenions la crise environnementale avec le même sérieux et ardeur que les crises économiques. Nous voulons avoir des mesures équitables et justes qui s’occupent des changements climatiques. Nous voulons avoir des projets qui respectent le développement durable. Nous voulons avoir des innovations qui contribuent à l’amélioration de la condition humaine et non à sa détérioration. Mais pour réussir, il est primordial de se mobiliser maintenant. L’attente est terminée. Le moment est à l’action. Montrons au Québec que nous, les ingénieurs, avons l’environnement dans le cœur. Nous faisons partie de la solution. Pour que ça change tout le monde doit se mobiliser. Pour ça, les ingénieurs doivent se mobiliser.

Pour en savoir plus sur les différents mouvements, je vous invite à consulter les différentes sources utilisées dans cet article, ces sites web ou bien communiqué avec moi à durable@aep.polymtl.ca ou par tout autre moyen :

http://cremtl.qc.ca/actualites/2018/planete-sinvite-lecole-un-pas-plus-vers-lexemplarite-milieu-educatif

https://www.laplanetesinvitealecole.com/

http://spprul.ca/la-planete-sinvite-a-luniversite/

 

Philippe Bouchard-Aucoin

[1] https://afneg.org/2018/10/rapport-du-giec-2018-les-consequences-du-changement-climatique/

[2] https://report.ipcc.ch/sr15/pdf/sr15_spm_final.pdf

[3] https://www.lemonde.fr/climat/article/2018/10/08/ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-du-giec-sur-la-hausse-globale-des-temperatures_5366333_1652612.html

[4] https://www.un.org/sg/en/content/sg/statement/2018-09-10/secretary-generals-remarks-climate-change-delivered

[5] https://fr.weforum.org/agenda/2018/12/securite-climatique-place-au-ingenieurs/?fbclid=IwAR1jvSdb-mGMEHYsboPeuK4dbeYcRk1eo-u0NTsh4o8PUiDZAEp1obhzFoA

[6] https://www.sciencenews.org/article/climate-change-economic-cost-united-states

[7] https://pm.gc.ca/eng/news/2018/10/23/government-canada-fighting-climate-change-price-pollution

[8] http://cleanenergycanada.org/wp-content/uploads/2016/11/Costs-in-Context-Nov16.pdf

[9] https://amp.theguardian.com/environment/2019/jan/25/our-house-is-on-fire-greta-thunberg16-urges-leaders-to-act-on-climate

[10] https://www.vox.com/2019/2/21/18233206/greta-thunberg-student-school-strike-climate-change

[11] https://www.theguardian.com/environment/2019/feb/15/uk-climate-change-strike-school-pupils-children-environment-protest